top of page
philippe au salon 2013 2.jpg

PHILIPPE JOLLY

" Philippe Jolly entretient un lien unique avec les pianos. Dans son atelier rue Boulard, dans le 14e arrondissement de Paris, il les accorde, les restaure et les fabrique. Un instrument qu’il connaît sur le bout des doigts.

Après des études de philosophie et de musicologie et un passage par l’enseignement, c’est tout naturellement que ce passionné de musique s’est tourné vers cet artisanat. 

Philippe est avant tout un passionné de bricolage. Plus jeune, il a réparé des vélos et autres mobylettes, motos et voitures. Fabriquer un piano est pour lui comme un jeu. Il cherche les matériaux puis les assemble. Car Philippe est un artisan partisan de « la récup ». Dans son atelier, il entasse différents types de matériaux qui lui permettent de réparer voire de concevoir des pianos. Une démarche engagée vers plus d’écologie qui lui tient à cœur. Il n’accepte pas de jeter des vieux pianos inutilisables.

 

Il les démonte et conserve leurs pièces pour de prochaines créations ou restaurations. Philippe met un point d’honneur à utiliser au maximum des produits naturels comme du vernis gomme laque ou de la colle d’os."

François Willmann, journaliste

FACTEUR DE PIANO ET DE PIANOFORTE

IMG_8376.jpeg

Mon activité principale est la réparation-restauration de piano et pianoforte des 18ème, 19ème et 20ème siècles.

A mesure de l’installation du monde moderne qui est celui des machines puis des robots, la part dévolue à la main, et même à l’intellect, a régressé de façon quasiment linéaire. Je me situe donc du côté de l’artisan, « en marge » de l’industrie et je n’ai construit à ce jour que 4 instruments mais ils sont tous très différents.

Je cherche à retrouver non la lettre mais l’esprit qui a inspiré les facteurs de pianos de l’époque pré-industrielle, c’est à dire avant la standardisation moderne. Ce n’est pas une démarche réactionnaire, au contraire, c’est un pari sur un avenir que l’on puisse désirer et non subir.

Mes instruments ne sont pas des copies mais des « Inventions Parallèles » si on peut accepter ce terme, ils ont quasiment les mêmes caractéristiques que les pianos de Mozart ou, plus tard, de Chopin ou Schumann. L’évolution des pianos a eu pour constante dans l’histoire l’augmentation de la tension des cordes : à peine 10 kg jusqu’à 100 kg par corde, ce qui est directement lié à la puissance sonore de l’instrument.

 

Il n’y a pas de tension idéale ou parfaite, les instruments que j’ai fabriqués ont une tension entre 10 et 30 kg, comme les pianos de la fin du 18ème ou du début du 19ème, mon idée étant simplement la sauvegarde de la diversité sonore.

bottom of page